Les programmes de l'IFEA continuent de s’inscrire dans la thématique générale: Les pays andins : multiplicité des héritages historiques, diversité et dynamiques des milieux et des sociétés et continuent de s'organiser, comme en 2008, autour des trois grands axes stratégiques, communs au CEMCA et à l’IFEA, qui ont été validés par le conseil scientifique du pôle Amérique en avril 2005:
Monde andins: patrimoines, héritages et survivances
Cet axe cherche à éclairer le concept de « l’andin », grâce à un apport pluridisciplinaire (paléontologie, phylogénétique, archéologie, ethnologie, musicologie, linguistique et histoire). Il s’agit premièrement d’explorer la difficile question des débuts de la vie dans le monde andin. Ensuite, a l’opposé d’une vision essentialiste, il s’agit de reconstruire les dynamiques de l’extraordinaire métissage biologique et culturel qui constitue la matrice de l’actuel caléidoscope andin. Ce point de vue prend en compte dans sa définition géographique la plus ample, considérant ses marges amazoniennes et côtières, comme partie d’un tout. Les relations privilégiées de cet espace avec l’Europe sont également prises en compte, en particulier quant à l’histoire de la naissance de sa Modernité politique.
Histoire de la Modernité politique dans la région andine
Risques “naturels” et risques de société
Cet axe cherche à caractériser la problématique du risque, dans toutes ses dimensions, grâce aux nouveaux outils des sciences humaines et sociales. Actuellement, deux entrées spécifiques son travaillées. Il s’agit tout d’abord de risque climatique à travers l’apport de l’archéométrie, de la paléoclimatologie et de l’histoire. L’adaptation des sociétés andines au changement climatique est ainsi observé sur un long terme (les 12.000 ans de l’Holocène), afin d’en tirer certaines leçons quant à la meilleure gestion des écosystèmes. La seconde entrée consiste en des études de gestion des risques urbains dans trois métropoles andines : Lima, La Paz et Quito. Celles-ci se concentrent sur la vulnérabilité face aux risques naturels et environnementaux. Il s’agit par exemple de la reconstruction de Chincha (Pérou) après le tremblement de terre de 2007, de la vulnérabilité d’El Alto (Bolivia) ou de la Vallée de los Chillos (Equateur) face aux risques liés à l’eau et à la géomorphologie.
Cet axe travaille le thème très ample des inégalités, des processus d’exclusion et des mécanismes de ségrégation. Deux approches son actuellement développées au sein de l’IFEA. En premier lieu, la question des frontières indigènes de l’Amazonie. Il s’agit d’améliorer les connaissances relatives aux mécanismes complexes de reconfiguration humaine et culturelle des piémonts orientaux des Andes. En second lieu, il s’agit d’une réflexion sur les conséquences sociales de la métropolisation effrénée.